Centre Culturel de Chine
 
 
   
 
 
     
 
3ème Festival des Opéras Traditionnels Chinois
 
 

 

Introduction

 

Le Centre Culturel de Chine à Paris est heureux de vous présenter la troisième édition du Festival des Opéras Traditionnels Chinois. Celui-ci aura lieu du 12 au 18 novembre 2007, sous la forme d’un concours qui récompensera les interprètes chinois les plus talentueux.
L’opéra traditionnel chinois est un des divertissements les plus répandus et les plus prisés en Chine. En 2003 et en 2005, le Centre Culturel avait invité des troupes d’opéras Jingju (Pékin et Jiangsu), Yueju (Shanghai), Yueju (Guangzhou), Chaoju (Shantou), Hebei Bangzi (Shijiazhuang), Jiju (Jilin) et Pingju (Shijiazhuang) à venir exercer leurs talents en France. Cette année, il souhaite renouveler l’opération en novembre, de nouveau dans la salle parisienne Adyar, et faire de l’évènement le rendez-vous des arts de l’Opéra Chinois.
Ce festival réunira six troupes venues de plusieurs régions de Chine, qui interpréteront différentes formes d’opéra traditionnel : Manhanju de la Troupe théâtrale Manhan, Jinju de la Troupe théâtrale Jeunesse de l’Institut de recherche de l’opéra Jinju de la ville de Taiyuan, Pingju de la Troupe d’opéra Pingju de CHENG Zhaocai, Jingju du Théâtre Jingkun, Yueju de l’Opéra Yueju de la ville de Hangzhou et Kunju de la Troupe théâtrale du prix de la Fleur de Prunus. Les troupes, présélectionnés par des professionnels du spectacle chinois, se produiront par la suite devant un jury français qui récompensera, lors de la soirée de clôture, les meilleurs artistes.
Le Centre vous invite à découvrir ces prestigieux spectacles qui font depuis des siècles l’enchantement du public chinois.

 


 

Billetterie

 

Vous pouvez réserver vos billets, à partir du 21 Août, pour un ou plusieurs spectacles :

  • Par téléphone : 01 53 59 59 20

  • Par email : cccparisinfo@gmail.com

  • Sur place au Centre Culturel de Chine à Paris au 1 boulevard de la Tour Maubourg, 75007 Paris

Tarifs

  • Plein tarif pour un spectacle : 15 €

  • Tarif réduit pour un spectacle : 10 € (Réservé pour les membres de l’association Chine sur Seine, les seniors, les handicapés et les étudiants munis de leur carte en cours de validité)

  • Tarif forfait pour les six spectacles : 50 €


 

Salle Adyar

 

La salle Adyar est un théâtre, construit en 1914 et situé à proximité du Champs de Mars, dans un petit square du 7ème arrondissement.
Cet établissement, de style Art Nouveau, est classé monument historique. La vue de la Tour Eiffel ajoute au charme de cette petite place isolée, à l’abri des grands axes.
Le théâtre bénéficie d’une acoustique exceptionnelle, pour les représentations aussi bien que pour les enregistrements.


Capacité d’accueil
1 salle de théâtre – orchestre et balcon 280 m²
385 sièges fixes (orchestre 229 + balcon 156)


Moyens techniques
Ecran de projection 3 x 4 m
Table son – Jeu d’orgues à mémoire Sirius 24 – 298 mémoires, platines cassettes, lecteur CD, 8 micros, projection vidéo, diapositives, rétroprojection, lecteur mini-disques.

Accès
Adresse : 4, square Rapp
75007 Paris
Téléphone : 01 45 55 67 63
Métro : Ecole Militaire – Alma Marceau
RER C : Pont de l’Alma
Bus : 42, 63, 69, 80, 87, 92

 


 

Programme

 

12 novembre : Hedda (Xin bi tian gao)
Opéra Yueju
Opéra Yueju de la ville de Hangzhou 杭州越剧院


13 novembre : La maison de Wulong (Wulong yuan)
Opéra Jingju
Théâtre Jingkun 京昆剧场


14 novembre : La légende de l’île de la concubine impériale Cao (Caofeidian chuanqi)
Opéra Pingju
Troupe d’opéra Pingju de CHENG Zhaocai 成兆才评剧团


15 novembre : La femme de Qidan (Qidan nü)
Opéra Manhanju
Troupe théâtrale Manhan 内蒙古自治区包头市漫瀚剧团


16 novembre : La réussite à l’examen impérial de Fan Jin (Fanjin zhongju)
Opéra Jinju
Troupe théâtrale Jeunesse de l’Institut de recherche de l’opéra Jinju de la ville de Taiyuan 太原实验晋剧院青年剧团


17 novembre : La tour Leifeng (Leifeng ta) ou Serpent blanc (Baishe zhuan)
Opéra Kunju
Troupe théâtrale du prix de la Fleur de Prunus 中国戏剧梅花奖艺术团


18 novembre : Cérémonie de clôture et de remise des prix

Chaque représentation débutera à 20H

 


 

Opéra Yueju 越剧
 

Interprété uniquement par des femmes, l’opéra Yueju est un des opéras locaux les plus populaires de Chine. Issu de la province du Zhejiang, ancien royaume des Yue, cet opéra du même nom existe depuis un siècle. Au départ, les spectacles étaient composés de chants et de textes, puis ils ont acquis leur propre identité, accompagnés d’un orchestre. Dans ce style d’opéra, influencé par la région du sud du fleuve Yangtsé, le chant et le jeu d’acteur sont mis en avant. Pendant cent ans il s’est s’imprégné de l’art théâtral des opéras Jingju, Kunqu, Shaoju et du théâtre moderne. Liang Shanbo et Zhu Yingtai (ou L’histoire des papillons), le Rêve du pavillon rouge, le Pavillon de l’Ouest et Xiang Linsao en sont les pièces les plus célèbres.

Troupe : Opéra Yueju de la ville de Hangzhou 杭州越剧院
Créé en 1956, l’opéra Yueju de la ville de Hangzhou a déjà 50 ans. Avec son vaste répertoire et ses artistes, telles XIE Qunying, CHEN Xiaohong, CHEN Xueping, SHI Huilan, XU Qin, ZHOU Yujun, XU Ming, WU Lingzhu, SHEN Zhumin, MEI Xiuwen et QIU Yan, lauréates de différents prix (notamment la Fleur de Prunus et le prix des Magnolias), la troupe se produit régulièrement à Pékin, Shanghai, Nanjing, Tianjin, Wuhan, Changsha, Guangzhou, Shenzhen, Taiwan et Hongkong et elle a eu l’honneur de recevoir plusieurs prix nationaux ces dernières années.
Sa renommée va bien au-delà des frontières de la Chine. En effet, elle a été invitée à se représenter aux Etats-Unis, en France, au Canada, au Japon ainsi qu’en Corée.

Pièce : Hedda 心比天高
Hedda est l’adaptation de l’oeuvre Hedda Gabler d’Ibsen.
Dans la Chine ancienne, avant que le confucianisme ne soit devenu l’orthodoxie de l’empire, Haida, jeune fille pleine d’esprit, délaisse son amour Wenbo, bel esprit mais issu d’une famille pauvre, pour se marier avec Simeng, jeune homme médiocre né au sein d’une famille aisée. Avec l’aide de Xiya, cousine de Haida tombée éperdument amoureuse de lui, Wenbo rédige un manuscrit qui pourrait lui apporter la réputation et la bonne position sociale qu’il recherche. Réalisant que cela constituerait une menace pour la carrière officielle de son mari, Haida brûle le papier. Wenbo va alors à la rencontre de Maître Bai pour retrouver son manuscrit perdu, mais au cours de la dispute qui suit, Wenbo meurt accidentellement. Alors que Xiya s’efforce de réunir les morceaux de manuscrit qui avaient échappés aux flammes, Simeng tente de le récupérer afin d’apposer son propre nom. Maître Bai, connaissant la véritable histoire, menace alors Haida pour qu’elle devienne son amante. Plein de regrets, elle finira par se suicider.

 



Opéra Jingju 京剧
 

Créé à Pékin, le Jingju est l’opéra qui a le plus influencé les différentes formes d’art dramatique moderne en Chine. Nous distinguons principalement quatre types de rôles : le sheng (personnage masculin) le dan (rôle féminin) le jing (personnage au visage peint) et le chou (rôle de bouffon). Sa grande qualité est d’avoir su déployer les multiples traditions théâtrales chantées et dansées de la Chine ancienne. Utilisant les procédés classiques du chant, de la déclamation, du jeu et du combat, le Jingju s’est progressivement constitué en système à part entière.

 

Les quatre modes d’expression obéissent à des règles strictes, chaque type de rôle devant respecter des procédés spécifiques. L’imbrication des rôles et l’entente entre acteurs et musiciens garantissent le déroulement harmonieux d’une intrigue toujours rigoureusement menée où l’esthétique n’est jamais oubliée. Les accessoires, les costumes, le maquillage et le décor ont non seulement des fonctions symboliques et ornementales, ils permettent en outre d’assister le jeu des acteurs.

 

Troupe : Théâtre Jingkun 京昆剧场

Crée en 1986 par Tang Yuen-ha, la troupe Jingkun a hérité de la tradition, sans pour autant renoncer à créer des œuvres contemporaines. Née de l’association des opéras Jingju et Kunju, elle a pour vocation de sensibiliser le public aux différents styles d’opéras traditionnels. Seule troupe qui reçoit une aide régulière de la région administrative spéciale de Hong Kong, elle s’y produit depuis plusieurs années. Elle a, en outre, tissé des liens avec la scène internationale par le biais de conférences.

 

Pièce : La maison de Wulong乌龙院

La maison de Wulong s’inspire d’épisodes du célèbre roman chinois Au bord de l’eau.

Alors que la chanteuse YAN Xijiao et ses parents, en fuite, viennent de s’installer dans une ville du Shandong, le père meurt. SONG Jiang, haut fonctionnaire, donne de l’argent à YAN Xijiao pour l’enterrement de son père. Afin de le remercier, la mère lui offre sa fille comme concubine. C’est ainsi qu’elles viennent à s’installer à la maison Wulong.

SONG Jiang avait alors un élève, ZHANG Wenyuan, jeune homme frivole issu d’un milieu social inférieur. Malgré cette différence de milieu, il devient l’amant de la belle YAN Xijiao.

Apprenant leur histoire, SONG Jiang, hors de lui, court chercher YAN Xijiao. Cette dernière, voulant mettre un terme à leur relation lui dit alors adieu. Mais sa mère craignant qu’ils ne se séparent et qu’elles n’aient plus d’argent pour vivre, s’efforce à arranger la situation.

SONG Jiang avait un jour sauver la vie d’un individu. En échange, celui-ci lui avait remis une lettre de remerciement avec de l’argent, dont SONG Jiang n’avait accepté qu’une infime partie. Alors qu’il s’apprêtait à détruire la lettre, la mère de sa concubine vient le chercher. Après l’avoir forcé à retourner dans la Maison Wulong, elle l’enferme dans une chambre avec sa fille afin qu’ils se réconcilient. Mais YAN Xijiao reste distante. Le lendemain, SONG Jiang se presse pour quitter la demeure. Se rendant compte en chemin de l’oubli de la lettre, il revient chez sa concubine. Il retrouve alors l’enveloppe vide. YAN Xijiao lui fait du chantage. Elle lui pose que s’il veut récupérer sa lettre, il faut qu’il lui écrive un document dans lequel il annonce leur séparation. Après avoir accepté ses caprices, YAN Xijiao ne voulant toujours pas la lui rendre, SONG Jiang entre dans une colère indomptable et l’a tue.

Dans la nuit, l’âme de la défunte se rend chez son amant pour lui proposer de vivre avec elle. Au courant de sa mort, ZHANG Wenyuan prend peur et refuse son invitation. Mais il est trop tard, YAN Xijiao a déjà pris l’âme de son amant.

 



Opéra Pingju 评剧
 

Issu de la partie est de la province du Hebei, cet opéra s’est développé dans la région de Tianjin, au Nord de la Chine. Contrairement aux autres types d’opéras régionaux, le Pingju n’use d’aucun dialecte. On l’interprète en mandarin, considéré comme le parler le plus pur.
Dans sa première période, le Pingju ne distingue que deux types de personnages – les masculins et les féminins. C’est sous l’influence des Opéras Bangzi et Jingju que, progressivement, ces rôles se sont divisés en personnages féminins qingyi, huadan, laodan ; masculins xiaosheng, laosheng ; bouffons, xiaochou ; et visages peints, hualian. Malgré l’influence certaine des opéras Bangzi et Jingju au niveau de la représentations et des règles d’interprétation, le Pingju a, toutefois, toujours conservé ses caractéristiques fondamentales de vitalité et ses touches de couleurs, propres à ses origines folkloriques. La spécificité du Pingju tient à sa capacité de retranscription réaliste du mode de vie de l’époque.

Troupe : Troupe d’Opéra Pingju de CHENG Zhaocai 成兆才评剧团
CHENG Zhaocai (1874-1929), grand auteur de théâtre né à Luannan (district de la ville de Tangshan, province du Hebei) avait donné après 1911 une impulsion au développement des pièces contemporaines. Grâce aux succès répétés des représentations du groupe qu’il avait crée, l’Opéra Pingju gagne en notoriété. Après sa mort, de nombreuses troupes sont créées. En 1968, quatre-vingt artistes issus d’une centaine de théâtres locaux donne naissance à la troupe de l’Opéra Pingju du district de Luannan. Elle prendra son nom définitif de troupe d’opéra Pingju CHENG Zhaocai en l’an 2000.
Composée actuellement de 78 membres professionnels, riche d’un répertoire de plus de 80 pièces classiques et modernes, la troupe donne plus de 300 représentations par an. Elle remporte chaque année, depuis l’an 2000, le prix de représentation de la Fête Nationale d’Art de l’Opéra Pingju.

Pièce : La légende de l’île de la concubine impériale Cao 曹妃甸传奇
La légende de l’île de la concubine impériale Cao s’inspire des histoires des Annales du district de Luannan et des Annales culturelles du district de Luannan. L’histoire se déroule au début de l’année Zhenguan de la dynastie des Tang. En navigant à l’Est de la Chine, l’Empereur LI Shimin et son équipage ont un accident. Grâce à son courage et son intelligence, CAO Xianer, jeune fille qui se travestit en homme, les débarrasse du danger en les guidant vers l’île de Perles. Elle guéri par la suite de nombreux marins souffrant de l’estomac grâce à la confection d’un remède familial. S’apercevant que CAO Xianer était une fille, l’empereur découvre sa beauté, son intelligence, son courage et sa générosité. Il en tombe alors amoureux. Mais le premier ministre s’oppose à leur mariage.
Voulant soigner les marins malades des yeux, CAO Xianer et l’empereur risquent alors leur vie pour pêcher des congres. Malheureusement, alors qu’elle sauve l’empereur, CAO Xianer meurt empoisonnée par une méduse. En sa mémoire, l’empereur lui donne le titre de concubine impériale de premier rang et construit sur l’île un grand palais de trois étages portant son nom. Dès lors, le nom de l’île fut changé en « Ile de la concubine impériale Cao ».

 


 

Opéra Manhanju 漫瀚剧
 

Le Manhanju est un opéra caractéristique de la région autonome de Mongolie Intérieure. La langue dialectale et le mandarin sont utilisés selon le contenu de la pièce. La musique qui mêle les quatre styles musicaux traditionnels, à la fois subtile, tempérée retentissante et expressive, fascine non seulement le public du nord, mais aussi celui du sud de la Chine.

Troupe : Troupe théâtrale Manhan 内蒙古自治区包头市漫瀚剧团
La troupe théâtrale Manhan, issue de l’arrondissement de Qingshan dans la ville de Baotou en Mongolie Intérieure, est l’unique troupe d’Opéra Manhanju de Chine.
Parmi les cent trente sept membres de la troupe, environ la moitié est composée de jeunes artistes, cinquante-six constituent le grand orchestre de musique traditionnelle, le reste regroupant producteurs, scénaristes, metteurs en scène et directeurs artistiques spécialistes des disciplines chantées et dansées. Ces artistes émérites ou de niveaux intermédiaires, diplômés d’instituts supérieurs d’arts du pays, offrent ainsi un choix de représentations mêlant une grande habileté technique à une esthétique certaine.
Outre la maîtrise d’une large palette de styles théâtraux et d’un vaste répertoire, la troupe excelle dans les arts de la danse et de la musique d’orchestre traditionnelles.
Lauréats de nombreuses médailles et de prix nationaux, ces artistes se sont produits à plusieurs reprises et avec succès dans tout le territoire chinois ainsi qu’à l’étranger, invités à Singapour, en Malaisie, en Thaïlande ou au Japon.

Pièce : La femme de Qidan 契丹女
L’histoire de La femme de Qidan s’inspire de la guerre historique entre les deux royaumes : Liao et Song.
Le commandant de l’armée des Yang, s’est suicidé après la défaite de la bataille de Jinshatan. Le seul survivant de la famille, YANG Yanhui, le quatrième fils, a disparu. Où s’est-il enfui ? Comment est-il devenu le gendre de l’empereur des Liao tout en gardant son anonymat ? Dans quelles conditions a-t-il saisi l’occasion de retourner dans son pays natal afin de rendre visite à sa mère ? Et que lui est-il arrivé après l’avoir retrouvé? Voici les différents évènements et rebondissements que l’histoire vous propose de raconter.
Elle se distingue de Quatrième fils revoit sa mère et du Festin à Sanguan par la diminution des scènes de combat et la mise en valeur des sentiments.
Nous ressentons tout au long de la pièce l’affection entre parents et enfants, l’amour entre époux, la nostalgie du pays natal, la joie des retrouvailles ainsi que la peine liée à la séparation. Outre les rôles des membres de la famille des Yang, les personnages de la digne et tolérante impératrice douairière Xiao, celui de son frère expansif et ouvert, de la princesse Taohua innocente, ainsi que de la douce et pleine d’esprit Dame Dajiaoma, mettent en valeur les nouvelles réflexions de l’auteur sur la guerre civile, mais également celles sur les échanges entre les différentes ethnies en ces temps de conflits.
 



Opéra Jinju 晋剧
 

L’opéra Jinju fait partie des quatre opéras Bangzi 梆子 de la province du Shanxi. Issu du centre de celle-ci, il porte également le nom de Zhonglu Bangzi (littéralement bangzi de la route centrale) et de Shanxi Bangzi lorsque l’on veut le distinguer des opéras des autres provinces. Il est apprécié du Shanxi au Shaanxi, et de Mongolie Intérieure jusqu’au Hebei.
Le répertoire de cet opéra est riche de plus de deux cents pièces, parmi lesquelles : La rivière Weishui, Fille de l’empereur se fait battre et Le mont Lintong. Ayant conservé les chants puissants et l’éloquence du Puzhou Bangzi, le Jinju a développé un aspect lyriquee allant même jusqu’au pathétique dans certaines pièces.
Composé de neuf musiciens, l’orchestre traditionnel se divise en deux parties : une partie « lettrée » avec les instruments à cordes (huhu, guitare à deux cordes erxian, guitare à trois cordes sanxian, guitare à quatre cordes sixian) ; et d’une partie « guerrière » accompagnée d’instruments à percussion (cymbales guban et bo, gong luo, et bangzi).
Cet opéra est surtout réputé pour ses scènes d’acrobaties, sa gestuelle délicate, ainsi que pour ses coiffes composées de plumes de faisan.

Troupe : Troupe théâtrale Jeunesse de l’Institut de recherche de l’opéra Jinju de la ville de Taiyuan 太原实验晋剧院青年剧团
La troupe théâtrale Jeunesse de l’Institut de recherche de l’opéra Jinju de la ville de Taiyuan a été crée en 1986 par la province du Shanxi et la ville de Taiyuan, dans le but de répandre la culture populaire traditionnelle et de régénérer l’opéra local.
Cette troupe s’est produite avec succès dans les régions avoisinantes au Fleuve Jaune, ainsi qu’à l’étranger. Dirigée par XIE Tao, la troupe a participé en Europe en 2001 à plusieurs manifestations culturelles, lesquelles ont suscité l’admiration du public. En Octobre 2005, la nouvelle pièce, La réussite à l’examen impérial de Fan Jin, création de la troupe, a connu un grand succès lors du 7e festival international des arts de Shanghai.

Pièce : La réussite à l’examen impérial de Fan Jin 范进中举
La pièce La réussite à l’examen impérial de Fan Jin est l’adaptation de l’œuvre réputée Histoire de la forêt des lettrés de l’écrivain WU Jingzi. De même que tous ceux qui se présentaient au système des examens impériaux, FAN Jin a consacré toute sa vie aux études afin de réussir et de devenir fonctionnaire. La pauvreté a renforcé sa volonté de réussite aux examens, seul chemin pour devenir aisé et célèbre, et donc améliorer sa qualité de vie. Après avoir souffert de nombreux échecs, il réussi enfin. Mais la joie si longtemps attendue l’a rendu fou.
FAN Jin est un personnage littéraire connu de tous les Chinois. Racontant cette histoire sous la forme d’un opéra traditionnel, l’auteur de la troupe retranscrit au public le climat de la société féodale chinoise, tout en la critiquant, ainsi que la propagation de la civilisation chinoise. La troupe aimerait que cette pièce fasse partie du programme littéraire des jeunes Chinois.

 



Opéra Kunju 昆剧

 

Créé à la fin de la dynastie des Yuan dans l’actuelle région du Jiangsu, style d’opéra privilégié des auteurs au cours des dynasties Ming et Qing, le Kunju est l’un des opéras les plus anciens de Chine. Son répertoire est riche, les livrets sont raffinés,

 

l’esprit lettré présent.
Une attention toute particulière est portée aux quatre tons, à la prosodie et à la concision de l’ensemble. Les chants sont mélodieux et doux, le jeu élégant et fascinant. En plus du dizi (笛子flûte traversière en bambou), instrument principal, l’orchestre est composé de xiao (萧instrument à vent), de sheng (笙 instruments à anche) et de pipa (琵琶 luth à quatre cordes).
La musique et la danse développées dans le Kunju ont eu beaucoup d’influences sur les autres styles d’opéra. C’est pourquoi de nombreuses personnes disent du Kunju qu’il est « l’ancêtre des cents opéras ».
Le Kunju a été inscrit à la liste des chefs-d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

Troupe : Troupe théâtrale du prix de la Fleur de Prunus 中国戏剧梅花奖艺术团
Constituée des lauréats de la Fleur de Prunus qui représente le haut sommet de l’opéra chinois, la troupe du même nom a été créée le 30 juin 2005 par l’Association des Artistes d’Opéra Chinois. Depuis sa création, elle a donné une trentaine de représentations dans onze provinces chinoises différentes.
Chaleureusement accueillie par le public chinois, la troupe se présente pour la première fois à l’étranger dans le cadre du 3ème festival des opéras traditionnels chinois organisé par le Centre Culturel de Chine à Paris.

Pièce : La tour Leifeng 雷锋塔 ou Serpent blanc 白蛇传
La tour Leifeng ou Serpent blanc est issue d’une ancienne et légendaire histoire d’amour.
BAI Suzhen, esprit dans un corps de serpent blanc, vit sur le mont Emei. Un jour, elle décide de prendre une apparence humaine pour descendre parmi les mortels, entraînant avec elle sa servante Qinger, un serpent vert. Elles rencontrent alors sur les rives du lac de l’Ouest un jeune homme du nom de XU Xian. BAI Suzhen et le jeune homme tombent amoureux l’un de l’autre. Ils ne tardent pas à se marier.
FA Hai, moine du monastère de Jinshan ayant fait le voeu d’éliminer ces deux esprits, pousse XU Xian à quitter son foyer et son épouse. Après avoir bu l’alcool préparé par FA Hai, que son mari lui a donné, BAI Suzhen retrouve son apparence de serpent et provoque la mort de XU Xian, effrayé.
BAI Suzhen demande alors secours à l’immortel vivant sur le mont Kunlun afin de sauver la vie de son mari. Après sa renaissance, XU Xian accepte la proposition de FA Hai et se fait moine. Hors d’elle, BAI Suzhen rassemble les armées marines qui ont peuplé les alentours du monastère après d’immenses inondations, pour combattre FA Hai. Mais elle perd la bataille.
S’enfuyant avec Qinger, BAI Suzhen retrouve son mari, qui se sauve de l’inondation jusqu’au lieu de leur première rencontre : le Pont Brisé du Lac de l’Ouest. Qinger accuse le jeune homme d’être sans coeur avec sa femme et tente de le tuer. Mais BAI Suzhen, enceinte, se jette devant son mari afin de le protéger des coups d’épée de Qinger. Profondément ému, XU Xian regrette d’avoir été si effrayé en voyant sa femme reprendre son apparence de serpent blanc. Ils se réconcilient alors et retrouvent le bonheur du début de leur union.

 


 

Contact presse :
M. WU Gang
Mlle. YU Shengxi


Centre Culturel de Chine à Paris
Accueil : Du lundi au vendredi de 10h à 18h
Tél : 01 53 59 59 20
Fax : 01 53 59 59 29

E-mail :
cccparisinfo@gmail.com
Site Internet :
www.cccparis.org

Accès : 1, boulevard de la Tour Maubourg
75007 Paris France
Métro : lignes 8 et 13 – Invalides ou Tour Maubourg
RER C : Invalides

 


 

  Dossier de Presse "Festival des Operas Traditionnels Chinois"