Introduction
Le Centre Culturel de Chine à
Paris est heureux de vous présenter la troisième édition
du Festival des Opéras Traditionnels Chinois. Celui-ci
aura lieu du 12 au 18 novembre 2007, sous la forme d’un
concours qui récompensera les interprètes chinois les plus
talentueux.
L’opéra traditionnel chinois est un des divertissements
les plus répandus et les plus prisés en Chine. En 2003 et
en 2005, le Centre Culturel avait invité des troupes
d’opéras Jingju (Pékin et Jiangsu), Yueju (Shanghai),
Yueju (Guangzhou), Chaoju (Shantou), Hebei Bangzi (Shijiazhuang),
Jiju (Jilin) et Pingju (Shijiazhuang) à venir exercer
leurs talents en France. Cette année, il souhaite
renouveler l’opération en novembre, de nouveau dans la
salle parisienne Adyar, et faire de l’évènement le
rendez-vous des arts de l’Opéra Chinois.
Ce festival réunira six troupes venues de plusieurs
régions de Chine, qui interpréteront différentes formes
d’opéra traditionnel : Manhanju de la Troupe théâtrale
Manhan, Jinju de la Troupe théâtrale Jeunesse de
l’Institut de recherche de l’opéra Jinju de la ville de
Taiyuan, Pingju de la Troupe d’opéra Pingju de CHENG
Zhaocai, Jingju du Théâtre Jingkun, Yueju de l’Opéra Yueju
de la ville de Hangzhou et Kunju de la Troupe théâtrale du
prix de la Fleur de Prunus. Les troupes, présélectionnés
par des professionnels du spectacle chinois, se produiront
par la suite devant un jury français qui récompensera,
lors de la soirée de clôture, les meilleurs artistes.
Le Centre vous invite à découvrir ces prestigieux
spectacles qui font depuis des siècles l’enchantement du
public chinois.
Billetterie
Vous pouvez réserver vos billets, à partir
du 21 Août, pour un ou plusieurs spectacles :
-
Par téléphone :
01 53 59 59 20
-
Par email :
cccparisinfo@gmail.com
-
Sur place au
Centre Culturel de Chine à Paris
au 1
boulevard de la Tour Maubourg,
75007 Paris
Tarifs
-
Plein tarif
pour un spectacle :
15 €
-
Tarif réduit pour un spectacle :
10 €
(Réservé pour les membres de l’association Chine sur
Seine, les seniors, les handicapés et les étudiants
munis de leur carte en cours de validité)
-
Tarif forfait pour les
six spectacles :
50 €
Salle Adyar
La salle Adyar est un théâtre,
construit en 1914 et situé à proximité du Champs de Mars,
dans un petit square du 7ème arrondissement.
Cet établissement, de style Art Nouveau, est classé
monument historique. La vue de la Tour Eiffel ajoute au
charme de cette petite place isolée, à l’abri des grands
axes.
Le théâtre bénéficie d’une acoustique exceptionnelle, pour
les représentations aussi bien que pour les
enregistrements.
Capacité d’accueil
1 salle de théâtre – orchestre et balcon 280 m²
385 sièges fixes (orchestre 229 + balcon 156)
Moyens techniques
Ecran de projection 3 x 4 m
Table son – Jeu d’orgues à mémoire Sirius 24 – 298
mémoires, platines cassettes, lecteur CD, 8 micros,
projection vidéo, diapositives, rétroprojection, lecteur
mini-disques.
Accès
Adresse : 4, square Rapp
75007 Paris
Téléphone : 01 45 55 67 63
Métro : Ecole Militaire – Alma Marceau
RER C : Pont de l’Alma
Bus : 42, 63, 69, 80, 87, 92
Programme
12
novembre : Hedda (Xin bi tian gao)
Opéra Yueju
Opéra Yueju de la ville de Hangzhou 杭州越剧院
13 novembre
: La maison de
Wulong (Wulong yuan)
Opéra Jingju
Théâtre Jingkun 京昆剧场
14 novembre
: La légende de
l’île de la concubine impériale Cao (Caofeidian chuanqi)
Opéra Pingju
Troupe d’opéra Pingju de CHENG Zhaocai 成兆才评剧团
15 novembre
: La femme de
Qidan (Qidan nü)
Opéra Manhanju
Troupe théâtrale Manhan 内蒙古自治区包头市漫瀚剧团
16 novembre
: La réussite à
l’examen impérial de Fan Jin (Fanjin zhongju)
Opéra Jinju
Troupe théâtrale Jeunesse de l’Institut de recherche de
l’opéra Jinju de la ville de Taiyuan 太原实验晋剧院青年剧团
17 novembre
: La tour Leifeng
(Leifeng ta) ou Serpent blanc (Baishe zhuan)
Opéra Kunju
Troupe théâtrale du prix de la Fleur de Prunus 中国戏剧梅花奖艺术团
18 novembre
: Cérémonie de
clôture et de remise des prix
Chaque représentation débutera à
20H
Opéra Yueju 越剧
Interprété uniquement par des femmes, l’opéra Yueju est un
des opéras locaux les plus populaires de Chine. Issu de la
province du Zhejiang, ancien royaume des Yue, cet opéra du
même nom existe depuis un siècle. Au départ, les
spectacles étaient composés de chants et de textes, puis
ils ont acquis leur propre identité, accompagnés d’un
orchestre. Dans ce style d’opéra, influencé par la région
du sud du fleuve Yangtsé, le chant et le jeu d’acteur sont
mis en avant. Pendant cent ans il s’est s’imprégné de
l’art théâtral des opéras Jingju, Kunqu, Shaoju et du
théâtre moderne. Liang Shanbo et Zhu Yingtai (ou
L’histoire des papillons), le Rêve du pavillon rouge, le
Pavillon de l’Ouest et Xiang Linsao en sont les pièces les
plus célèbres.
Troupe : Opéra Yueju de la ville de Hangzhou 杭州越剧院
Créé en 1956, l’opéra Yueju de la ville de Hangzhou a déjà
50 ans. Avec son vaste répertoire et ses artistes, telles
XIE Qunying, CHEN Xiaohong, CHEN Xueping, SHI Huilan, XU
Qin, ZHOU Yujun, XU Ming, WU Lingzhu, SHEN Zhumin, MEI
Xiuwen et QIU Yan, lauréates de différents prix (notamment
la Fleur de Prunus et le prix des Magnolias), la troupe se
produit régulièrement à Pékin, Shanghai, Nanjing, Tianjin,
Wuhan, Changsha, Guangzhou, Shenzhen, Taiwan et Hongkong
et elle a eu l’honneur de recevoir plusieurs prix
nationaux ces dernières années.
Sa renommée va bien au-delà des frontières de la Chine. En
effet, elle a été invitée à se représenter aux Etats-Unis,
en France, au Canada, au Japon ainsi qu’en Corée.
Pièce : Hedda 心比天高
Hedda est l’adaptation de l’oeuvre Hedda Gabler d’Ibsen.
Dans la Chine ancienne, avant que le confucianisme ne soit
devenu l’orthodoxie de l’empire, Haida, jeune fille pleine
d’esprit, délaisse son amour Wenbo, bel esprit mais issu
d’une famille pauvre, pour se marier avec Simeng, jeune
homme médiocre né au sein d’une famille aisée. Avec l’aide
de Xiya, cousine de Haida tombée éperdument amoureuse de
lui, Wenbo rédige un manuscrit qui pourrait lui apporter
la réputation et la bonne position sociale qu’il recherche.
Réalisant que cela constituerait une menace pour la
carrière officielle de son mari, Haida brûle le papier.
Wenbo va alors à la rencontre de Maître Bai pour retrouver
son manuscrit perdu, mais au cours de la dispute qui suit,
Wenbo meurt accidentellement. Alors que Xiya s’efforce de
réunir les morceaux de manuscrit qui avaient échappés aux
flammes, Simeng tente de le récupérer afin d’apposer son
propre nom. Maître Bai, connaissant la véritable histoire,
menace alors Haida pour qu’elle devienne son amante. Plein
de regrets, elle finira par se suicider.
Opéra Jingju 京剧
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Créé à Pékin, le Jingju
est l’opéra qui a le plus influencé les
différentes formes d’art dramatique moderne en Chine.
Nous distinguons principalement quatre types de rôles
: le sheng (personnage masculin) le dan (rôle
féminin) le jing (personnage au visage peint)
et le chou (rôle de bouffon). Sa grande qualité
est d’avoir su déployer les multiples traditions
théâtrales chantées et dansées de la Chine ancienne.
Utilisant les procédés classiques du chant, de la
déclamation, du jeu et du combat, le Jingju s’est
progressivement constitué en système à part entière. |
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Les quatre modes
d’expression obéissent à des règles strictes, chaque type
de rôle devant respecter des procédés spécifiques.
L’imbrication des rôles et l’entente entre acteurs et
musiciens garantissent le déroulement harmonieux d’une
intrigue toujours rigoureusement menée où l’esthétique
n’est jamais oubliée. Les accessoires, les costumes, le
maquillage et le décor ont non seulement des fonctions
symboliques et ornementales, ils permettent en outre
d’assister le jeu des acteurs.
Troupe : Théâtre Jingkun
京昆剧场
Crée en 1986 par Tang
Yuen-ha, la troupe Jingkun a hérité de la tradition, sans
pour autant renoncer à créer des œuvres contemporaines.
Née de l’association des opéras Jingju et Kunju, elle a
pour vocation de sensibiliser le public aux différents
styles d’opéras traditionnels. Seule troupe qui reçoit une
aide régulière de la région administrative spéciale de
Hong Kong, elle s’y produit depuis plusieurs années. Elle
a, en outre, tissé des liens avec la scène internationale
par le biais de conférences.
Pièce : La maison de Wulong乌龙院
La maison de Wulong
s’inspire d’épisodes du célèbre roman chinois Au bord
de l’eau.
Alors que la chanteuse YAN
Xijiao et ses parents, en fuite, viennent de s’installer
dans une ville du Shandong, le père meurt. SONG Jiang,
haut fonctionnaire, donne de l’argent à YAN Xijiao pour
l’enterrement de son père. Afin de le remercier, la mère
lui offre sa fille comme concubine. C’est ainsi qu’elles
viennent à s’installer à la maison Wulong.
SONG Jiang avait alors un
élève, ZHANG Wenyuan, jeune homme frivole issu d’un milieu
social inférieur. Malgré cette différence de milieu, il
devient l’amant de la belle YAN Xijiao.
Apprenant leur histoire,
SONG Jiang, hors de lui, court chercher YAN Xijiao. Cette
dernière, voulant mettre un terme à leur relation lui dit
alors adieu. Mais sa mère craignant qu’ils ne se séparent
et qu’elles n’aient plus d’argent pour vivre, s’efforce à
arranger la situation.
SONG Jiang avait un jour
sauver la vie d’un individu. En échange, celui-ci lui
avait remis une lettre de remerciement avec de l’argent,
dont SONG Jiang n’avait accepté qu’une infime partie.
Alors qu’il s’apprêtait à détruire la lettre, la mère de
sa concubine vient le chercher. Après l’avoir forcé à
retourner dans la Maison Wulong, elle l’enferme dans une
chambre avec sa fille afin qu’ils se réconcilient. Mais
YAN Xijiao reste distante. Le lendemain, SONG Jiang se
presse pour quitter la demeure. Se rendant compte en
chemin de l’oubli de la lettre, il revient chez sa
concubine. Il retrouve alors l’enveloppe vide. YAN Xijiao
lui fait du chantage. Elle lui pose que s’il veut
récupérer sa lettre, il faut qu’il lui écrive un document
dans lequel il annonce leur séparation. Après avoir
accepté ses caprices, YAN Xijiao ne voulant toujours pas
la lui rendre, SONG Jiang entre dans une colère
indomptable et l’a tue.
Dans la nuit, l’âme de la
défunte se rend chez son amant pour lui proposer de vivre
avec elle. Au courant de sa mort, ZHANG Wenyuan prend peur
et refuse son invitation. Mais il est trop tard, YAN
Xijiao a déjà pris l’âme de son amant.
Opéra Pingju 评剧
Issu de la partie est de la province du Hebei, cet opéra
s’est développé dans la région de Tianjin, au Nord de la
Chine. Contrairement aux autres types d’opéras régionaux,
le Pingju n’use d’aucun dialecte. On l’interprète en
mandarin, considéré comme le parler le plus pur.
Dans sa première période, le Pingju ne distingue que deux
types de personnages – les masculins et les féminins.
C’est sous l’influence des Opéras Bangzi et Jingju que,
progressivement, ces rôles se sont divisés en personnages
féminins qingyi, huadan, laodan ; masculins xiaosheng,
laosheng ; bouffons, xiaochou ; et visages peints, hualian.
Malgré l’influence certaine des opéras Bangzi et Jingju au
niveau de la représentations et des règles
d’interprétation, le Pingju a, toutefois, toujours
conservé ses caractéristiques fondamentales de vitalité et
ses touches de couleurs, propres à ses origines
folkloriques. La spécificité du Pingju tient à sa capacité
de retranscription réaliste du mode de vie de l’époque.
Troupe : Troupe d’Opéra Pingju de CHENG Zhaocai 成兆才评剧团
CHENG Zhaocai (1874-1929), grand auteur de théâtre né à
Luannan (district de la ville de Tangshan, province du
Hebei) avait donné après 1911 une impulsion au
développement des pièces contemporaines. Grâce aux succès
répétés des représentations du groupe qu’il avait crée,
l’Opéra Pingju gagne en notoriété. Après sa mort, de
nombreuses troupes sont créées. En 1968, quatre-vingt
artistes issus d’une centaine de théâtres locaux donne
naissance à la troupe de l’Opéra Pingju du district de
Luannan. Elle prendra son nom définitif de troupe d’opéra
Pingju CHENG Zhaocai en l’an 2000.
Composée actuellement de 78 membres professionnels, riche
d’un répertoire de plus de 80 pièces classiques et
modernes, la troupe donne plus de 300 représentations par
an. Elle remporte chaque année, depuis l’an 2000, le prix
de représentation de la Fête Nationale d’Art de l’Opéra
Pingju.
Pièce : La légende de l’île de la concubine impériale
Cao 曹妃甸传奇
La légende de l’île de la concubine impériale Cao
s’inspire des histoires des Annales du district de Luannan
et des Annales culturelles du district de Luannan.
L’histoire se déroule au début de l’année Zhenguan de la
dynastie des Tang. En navigant à l’Est de la Chine,
l’Empereur LI Shimin et son équipage ont un accident.
Grâce à son courage et son intelligence, CAO Xianer, jeune
fille qui se travestit en homme, les débarrasse du danger
en les guidant vers l’île de Perles. Elle guéri par la
suite de nombreux marins souffrant de l’estomac grâce à la
confection d’un remède familial. S’apercevant que CAO
Xianer était une fille, l’empereur découvre sa beauté, son
intelligence, son courage et sa générosité. Il en tombe
alors amoureux. Mais le premier ministre s’oppose à leur
mariage.
Voulant soigner les marins malades des yeux, CAO Xianer et
l’empereur risquent alors leur vie pour pêcher des congres.
Malheureusement, alors qu’elle sauve l’empereur, CAO
Xianer meurt empoisonnée par une méduse. En sa mémoire,
l’empereur lui donne le titre de concubine impériale de
premier rang et construit sur l’île un grand palais de
trois étages portant son nom. Dès lors, le nom de l’île
fut changé en « Ile de la concubine impériale Cao ».
Opéra Manhanju 漫瀚剧
Le Manhanju est un opéra caractéristique de la région
autonome de Mongolie Intérieure. La langue dialectale et
le mandarin sont utilisés selon le contenu de la pièce. La
musique qui mêle les quatre styles musicaux traditionnels,
à la fois subtile, tempérée retentissante et expressive,
fascine non seulement le public du nord, mais aussi celui
du sud de la Chine.
Troupe : Troupe théâtrale Manhan 内蒙古自治区包头市漫瀚剧团
La troupe théâtrale Manhan, issue de l’arrondissement de
Qingshan dans la ville de Baotou en Mongolie Intérieure,
est l’unique troupe d’Opéra Manhanju de Chine.
Parmi les cent trente sept membres de la troupe, environ
la moitié est composée de jeunes artistes, cinquante-six
constituent le grand orchestre de musique traditionnelle,
le reste regroupant producteurs, scénaristes, metteurs en
scène et directeurs artistiques spécialistes des
disciplines chantées et dansées. Ces artistes émérites ou
de niveaux intermédiaires, diplômés d’instituts supérieurs
d’arts du pays, offrent ainsi un choix de représentations
mêlant une grande habileté technique à une esthétique
certaine.
Outre la maîtrise d’une large palette de styles théâtraux
et d’un vaste répertoire, la troupe excelle dans les arts
de la danse et de la musique d’orchestre traditionnelles.
Lauréats de nombreuses médailles et de prix nationaux, ces
artistes se sont produits à plusieurs reprises et avec
succès dans tout le territoire chinois ainsi qu’à
l’étranger, invités à Singapour, en Malaisie, en Thaïlande
ou au Japon.
Pièce : La femme de Qidan 契丹女
L’histoire de La femme de Qidan s’inspire de la guerre
historique entre les deux royaumes : Liao et Song.
Le commandant de l’armée des Yang, s’est suicidé après la
défaite de la bataille de Jinshatan. Le seul survivant de
la famille, YANG Yanhui, le quatrième fils, a disparu. Où
s’est-il enfui ? Comment est-il devenu le gendre de
l’empereur des Liao tout en gardant son anonymat ? Dans
quelles conditions a-t-il saisi l’occasion de retourner
dans son pays natal afin de rendre visite à sa mère ? Et
que lui est-il arrivé après l’avoir retrouvé? Voici les
différents évènements et rebondissements que l’histoire
vous propose de raconter.
Elle se distingue de Quatrième fils revoit sa mère et du
Festin à Sanguan par la diminution des scènes de combat et
la mise en valeur des sentiments.
Nous ressentons tout au long de la pièce l’affection entre
parents et enfants, l’amour entre époux, la nostalgie du
pays natal, la joie des retrouvailles ainsi que la peine
liée à la séparation. Outre les rôles des membres de la
famille des Yang, les personnages de la digne et tolérante
impératrice douairière Xiao, celui de son frère expansif
et ouvert, de la princesse Taohua innocente, ainsi que de
la douce et pleine d’esprit Dame Dajiaoma, mettent en
valeur les nouvelles réflexions de l’auteur sur la guerre
civile, mais également celles sur les échanges entre les
différentes ethnies en ces temps de conflits.
Opéra Jinju 晋剧
L’opéra Jinju fait partie des quatre opéras Bangzi 梆子 de
la province du Shanxi. Issu du centre de celle-ci, il
porte également le nom de Zhonglu Bangzi (littéralement
bangzi de la route centrale) et de Shanxi Bangzi lorsque
l’on veut le distinguer des opéras des autres provinces.
Il est apprécié du Shanxi au Shaanxi, et de Mongolie
Intérieure jusqu’au Hebei.
Le répertoire de cet opéra est riche de plus de deux cents
pièces, parmi lesquelles : La rivière Weishui, Fille de
l’empereur se fait battre et Le mont Lintong. Ayant
conservé les chants puissants et l’éloquence du Puzhou
Bangzi, le Jinju a développé un aspect lyriquee allant
même jusqu’au pathétique dans certaines pièces.
Composé de neuf musiciens, l’orchestre traditionnel se
divise en deux parties : une partie « lettrée » avec les
instruments à cordes (huhu, guitare à deux cordes erxian,
guitare à trois cordes sanxian, guitare à quatre cordes
sixian) ; et d’une partie « guerrière » accompagnée
d’instruments à percussion (cymbales guban et bo, gong luo,
et bangzi).
Cet opéra est surtout réputé pour ses scènes d’acrobaties,
sa gestuelle délicate, ainsi que pour ses coiffes
composées de plumes de faisan.
Troupe : Troupe théâtrale Jeunesse de l’Institut de
recherche de l’opéra Jinju de la ville de Taiyuan
太原实验晋剧院青年剧团
La troupe théâtrale Jeunesse de l’Institut de recherche de
l’opéra Jinju de la ville de Taiyuan a été crée en 1986
par la province du Shanxi et la ville de Taiyuan, dans le
but de répandre la culture populaire traditionnelle et de
régénérer l’opéra local.
Cette troupe s’est produite avec succès dans les régions
avoisinantes au Fleuve Jaune, ainsi qu’à l’étranger.
Dirigée par XIE Tao, la troupe a participé en Europe en
2001 à plusieurs manifestations culturelles, lesquelles
ont suscité l’admiration du public. En Octobre 2005, la
nouvelle pièce, La réussite à l’examen impérial de Fan
Jin, création de la troupe, a connu un grand succès lors
du 7e festival international des arts de Shanghai.
Pièce : La réussite à l’examen impérial de Fan Jin 范进中举
La pièce La réussite à l’examen impérial de Fan Jin est
l’adaptation de l’œuvre réputée Histoire de la forêt des
lettrés de l’écrivain WU Jingzi. De même que tous ceux qui
se présentaient au système des examens impériaux, FAN Jin
a consacré toute sa vie aux études afin de réussir et de
devenir fonctionnaire. La pauvreté a renforcé sa volonté
de réussite aux examens, seul chemin pour devenir aisé et
célèbre, et donc améliorer sa qualité de vie. Après avoir
souffert de nombreux échecs, il réussi enfin. Mais la joie
si longtemps attendue l’a rendu fou.
FAN Jin est un personnage littéraire connu de tous les
Chinois. Racontant cette histoire sous la forme d’un opéra
traditionnel, l’auteur de la troupe retranscrit au public
le climat de la société féodale chinoise, tout en la
critiquant, ainsi que la propagation de la civilisation
chinoise. La troupe aimerait que cette pièce fasse partie
du programme littéraire des jeunes Chinois.
Opéra Kunju 昆剧
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Créé à la fin de la dynastie des Yuan dans l’actuelle
région du Jiangsu, style d’opéra privilégié des auteurs au
cours des dynasties Ming et Qing, le Kunju est l’un des
opéras les plus anciens de Chine. Son répertoire est
riche, les livrets sont raffinés, |
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l’esprit lettré présent.
Une attention toute particulière est portée aux quatre
tons, à la prosodie et à la concision de l’ensemble. Les
chants sont mélodieux et doux, le jeu élégant et fascinant.
En plus du dizi (笛子flûte traversière en bambou),
instrument principal, l’orchestre est composé de xiao
(萧instrument à vent), de sheng (笙 instruments à anche) et
de pipa (琵琶 luth à quatre cordes).
La musique et la danse développées dans le Kunju ont eu
beaucoup d’influences sur les autres styles d’opéra. C’est
pourquoi de nombreuses personnes disent du Kunju qu’il est
« l’ancêtre des cents opéras ».
Le Kunju a été inscrit à la liste des chefs-d’oeuvre du
patrimoine oral et immatériel de l’humanité de l’UNESCO.
Troupe : Troupe théâtrale du prix de la Fleur de Prunus
中国戏剧梅花奖艺术团
Constituée des lauréats de la Fleur de Prunus qui
représente le haut sommet de l’opéra chinois, la troupe du
même nom a été créée le 30 juin 2005 par l’Association des
Artistes d’Opéra Chinois. Depuis sa création, elle a donné
une trentaine de représentations dans onze provinces
chinoises différentes.
Chaleureusement accueillie par le public chinois, la
troupe se présente pour la première fois à l’étranger dans
le cadre du 3ème festival des opéras traditionnels chinois
organisé par le Centre Culturel de Chine à Paris.
Pièce : La tour Leifeng 雷锋塔 ou Serpent blanc 白蛇传
La tour Leifeng ou Serpent blanc est issue d’une ancienne
et légendaire histoire d’amour.
BAI Suzhen, esprit dans un corps de serpent blanc, vit sur
le mont Emei. Un jour, elle décide de prendre une
apparence humaine pour descendre parmi les mortels,
entraînant avec elle sa servante Qinger, un serpent vert.
Elles rencontrent alors sur les rives du lac de l’Ouest un
jeune homme du nom de XU Xian. BAI Suzhen et le jeune
homme tombent amoureux l’un de l’autre. Ils ne tardent pas
à se marier.
FA Hai, moine du monastère de Jinshan ayant fait le voeu
d’éliminer ces deux esprits, pousse XU Xian à quitter son
foyer et son épouse. Après avoir bu l’alcool préparé par
FA Hai, que son mari lui a donné, BAI Suzhen retrouve son
apparence de serpent et provoque la mort de XU Xian,
effrayé.
BAI Suzhen demande alors secours à l’immortel vivant sur
le mont Kunlun afin de sauver la vie de son mari. Après sa
renaissance, XU Xian accepte la proposition de FA Hai et
se fait moine. Hors d’elle, BAI Suzhen rassemble les
armées marines qui ont peuplé les alentours du monastère
après d’immenses inondations, pour combattre FA Hai. Mais
elle perd la bataille.
S’enfuyant avec Qinger, BAI Suzhen retrouve son mari, qui
se sauve de l’inondation jusqu’au lieu de leur première
rencontre : le Pont Brisé du Lac de l’Ouest. Qinger accuse
le jeune homme d’être sans coeur avec sa femme et tente de
le tuer. Mais BAI Suzhen, enceinte, se jette devant son
mari afin de le protéger des coups d’épée de Qinger.
Profondément ému, XU Xian regrette d’avoir été si effrayé
en voyant sa femme reprendre son apparence de serpent
blanc. Ils se réconcilient alors et retrouvent le bonheur
du début de leur union.
Contact presse :
M. WU Gang
Mlle. YU Shengxi
Centre Culturel de Chine à Paris
Accueil : Du lundi au vendredi de 10h à 18h
Tél : 01 53 59 59 20
Fax : 01 53 59 59 29
E-mail :
cccparisinfo@gmail.com
Site Internet :
www.cccparis.org
Accès : 1, boulevard de la Tour Maubourg
75007 Paris France
Métro : lignes 8 et 13 – Invalides ou Tour Maubourg
RER C : Invalides
Dossier de Presse "Festival des Operas Traditionnels
Chinois"